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  Extrait du blog Médithévin : Qu'est-ce qu'un bon vin, et comment le reconnaître?

Qu’est-ce qu’un bon vin et comment le reconnaître?

by Léo | Aug 3, 2018 | Vin | 

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Nous voilà ici au cœur de la réflexion première, celle qui a poussé tant de passionnés à devenir sommeliers/ères, à collectionner les bouteilles, à voyager dans les vignobles, à rencontrer, parler et échanger sur cette boisson millénaire qui continu encore aujourd’hui d’émerveiller bon nombre de passionnés.

Alors, qu’est-ce qu’un bon vin ?

Si je devais tenter de répondre à cette question le plus succinctement possible, je dirais tout simplement que cela dépend des goûts de chacun, et que les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. Mais...je n’y crois pas. En effet, ce postulat serait vrai uniquement dans la mesure où boire du vin n’impliquerait que nous, ou même plus restreint, n’impliquerait que la notion de plaisir gustatif. Or, le vin, c’est avant tout l’interdépendance (nous allons y revenir), et qui plus il peut être considéré comme un aliment à part entière. Et un bon vin guérit, tandis qu’un mauvais vin empoisonne.

Le vin a longtemps été le substitut de l’eau à une époque où ce dernier était plus fiable en termes sanitaires qu’une eau possiblement contaminée. Nous comprenons que la notion de plaisir gustatif pouvait n’être que secondaire à cette époque. Le vin a donc cette dimension alimentaire, et peut tout à fait devenir un poison à retardement, s’il est consommé en excès dans un premier temps, mais aussi si ce vin consommé à été produit dans des conditions irrespectueuses de son environnement, et de l’homme qui le boira. La chimie, les pesticides et autres trafiques de la vigne et du vin le dépersonnalisent et le transforment en cocktail dangereux pour le corps et pour l’esprit. Nous connaissons aujourd’hui le lien entre les pesticides et engrais chimiques et certaines maladies dégénératives. Un bon vin est donc d’abord un vin respectueux de la terre qui l’a nourrit, et du corps qui le boira.

Revenons maintenant sur la notion d’interdépendance. Nous avons évoqué plus haut l’idée que le vin doit être respectueux de l’homme qui le boira, ainsi que de l’environnement dans lequel il a été produit. En effet, il est crucial que le vigneron ou la vigneronne qui produit son vin ait une conscience accrue de l’interdépendance et de la relation entre chacun de ses gestes et chacune de ses décisions et les impacts sur la personne qui boira son vin.

Pour ceux et celle qui s'interrogent sur le concept d’interdépendance, il suffit d’imaginer l’effet papillon. Tout serait connecté. Il n’y a pas d’entités séparées les unes des autres, et de ce constat découle l’idée que chaque décision et action doit avoir une intention noble, pour espérer porter des fruits positifs. De ce principe, nous comprenons donc qu’un bon vin est plus que tout un vin élaboré dans le respect, l’envie de partage, la passion, et pourquoi pas pour les plus inspirés(es) de nos amis vignerons et vigneronnes, dans l’amour.

Photo by Kelsey Chance on Unsplash

Comment reconnaître un bon vin ?

Connaitre les vignerons et vigneronnes qui travaillent consciencieusement est une garantie de boire des vins qui respecteront votre corps et votre esprit. Des guides ont été élaborés par des amoureux(ses) pour savoir où les trouver, et de nombreux cavistes passionné(e)s se font un plaisir de sélectionner ces vins pour votre plus grand plaisir.

Ensuite, il s’agit de comprendre la subtilité de l’ivresse qu’offre un bon vin par rapport à la grossièreté des effets d’un mauvais vin sur le corps et sur l’esprit. Pour cela, être capable de comprendre notre état émotionnel dans sa palette de couleurs riches et variées est un atout majeur. Pratiquer la concentration permet de développer cette qualité et de pouvoir l’utiliser pour l’exercice de la dégustation du vin. Tout ceci est abordé dans le module 3 : L'art de la dégustation, ou le tryptique coeur/tête/ventre.

Enfin, il est évident que développer son palais et ses qualités de dégustateur(trice) est l’exercice de base qui permet d’analyser et comprendre en quoi le vin que nous buvons exprime gustativement un travail respectueux de la terre, de la vigne, et de la personne qui le boit. Ici, nous rechercheront avons tout une harmonie de texture, de saveurs et fraîcheur, et tentant de comprendre ce que le vin que nous buvons a de vivant, voire même de “vibrant”.

La tâche vous semble-t-elle ardue? Il n’en est rien. Tout ce qui a été évoqué dans cet article relève finalement du bon sens. Et si vous partez toujours du postulat qu’un bon vin a d’abord été produit dans l’amour et le respect, vous saure naturellement vous diriger vers le vin vrai, en évitant les poisons à retardement. Vous savez au fond de vous ce que tout cela implique.

Allez, santé !

Photo by Roberta Sorge on Unsplash